Il suffit parfois d’un regard, d’un sourire moqueur ou d’une simple remarque pour nous faire douter.
Qu’est-ce qu’il pense de moi ? Pourquoi me regarde-t-elle ainsi ? Est-ce que j’ai dit quelque chose de ridicule ?
Nous accordons parfois une importance démesurée à ce que les autres pensent de nous. Au point de modifier notre comportement, de cacher nos passions ou de taire nos convictions, simplement par peur d’être jugés.
Mais pourquoi avons-nous si peur de ce regard ?
La peur de ne pas être accepté
Depuis l’enfance, nous apprenons à vivre selon certaines règles. À l’école, en famille ou au travail, nous découvrons rapidement ce qui est considéré comme normal et ce qui ne l’est pas.
Une moquerie, une humiliation ou une critique peuvent laisser des traces profondes.
Alors, nous apprenons à nous protéger.
Et pour pas aider, nous évitons certains sujets, nous surveillons nos paroles et nous préférons parfois nous taire plutôt que de risquer le ridicule.
Petit à petit, cette peur devient une habitude, jusqu’à nous empêcher d’exprimer librement ce que nous sommes.
Nous vivons dans une société qui aime mettre des étiquettes sur les individus.
Trop original, trop sensible, trop passionné, trop différent.
« Oh, regarde-le ! Un gothique ! Il doit sûrement s’accoupler avec les morts ! »
« Quoi ? Tu écoutes du metal ? SATANISTE !!! »
Voilà comment certains jugent une personne sans même chercher à la connaître.
Un vêtement noir, une musique aux guitares saturées, une passion pour le macabre, et les voilà persuadés d’avoir découvert un dangereux individu !
Le plus ridicule, ce n’est pas notre différence. C’est tout ce que certains s’imaginent à son sujet.
Et ils se permettent de juger, de critiquer, de nous catégoriser, sans même prendre la peine de nous connaître.
Franchement, c’est d’un minable !
Alors, avant de venir balayer devant ma porte, commence donc par balayer devant la tienne ! Personne n’est CLEAN !
À force d’entendre des remarques, de subir des moqueries et de devoir constamment se justifier, on finit parfois par se replier sur soi-même.
On parle moins, on partage moins, on garde ses passions et ses pensées pour soi.
Non pas parce qu’on n’a rien à dire, mais parce qu’on en a assez de devoir se défendre pour ce que l’on est.
Et puis, un jour, la coupe est pleine.
« STOP ! J’EN AI MARRE !!! »
Et là, c’est le comble !
Après avoir été jugé pour nos différences, voilà qu’on nous colle une nouvelle étiquette : instable, agressif, asocial !
On nous reproche de nous taire, puis on nous reproche de parler. On nous demande d’être nous-mêmes, mais seulement si cela correspond aux attentes des autres.
À force de nous enfermer dans leurs jugements, certains finissent même par nous reprocher de vouloir en sortir.
À force de subir le regard des autres, on finit parfois par se réfugier dans une cage dont chaque jugement vient renforcer les barreaux.
On se tait, on s’efface, on renonce à certaines choses, simplement pour ne plus avoir à affronter les critiques.
Mais attention à cette cage ! Ne laissez jamais cette porte se refermer sur vous !
Et il en faut, du courage !
Car si s’affirmer paraît simple pour certains, pour d’autres, c’est un véritable chemin de croix. Chaque parole, chaque décision, chaque tentative pour défendre ce que l’on est peut demander un effort considérable.
Alors non, il ne suffit pas toujours de dire « ignore le regard des autres » pour que tout s’arrange.
Mais ce regard ne doit pas devenir un carcan qui nous empêche de vivre, d’aimer ce que nous aimons et d’exprimer ce que nous sommes.
Apprendre à poser ses limites peut prendre du temps. L’important, c’est de ne pas laisser les jugements décider de toute notre existence.
N’oubliez jamais : votre corps est lié à votre âme, et votre âme à votre corps.
Ce que nous portons intérieurement ne reste pas toujours invisible. La peur, l’angoisse, les humiliations et les souffrances accumulées peuvent finir par se manifester dans notre corps.
Le sommeil se trouble, la fatigue s’installe, les tensions s’accumulent.
Quand l’âme souffre, le corps peut lui aussi en porter les cicatrices.
Alors, prenez soin de votre corps, mais n’oubliez jamais de prendre soin de votre âme.
À rester dans les ombres, ces mêmes ombres risquent de finir par nous dévorer peu à peu.
Sortez-en dès que vous le pouvez !
Car dire STOP, c’est votre droit ! c’est votre droit le plus fondamental !
Et si, après ça, les gens me regardent de travers ?
MAIS QU’EST-CE QUE J’EN AI À FOUTRE !
Dire STOP, c’est aussi briser cette chaîne invisible qui nous entrave depuis parfois bien trop longtemps.
C’est refuser de continuer à porter le poids des jugements, des moqueries et des attentes des autres.
C’est aussi savoir dire STOP à ceux qui s’imaginent que leur nom, leur titre ou leur fonction les placent au-dessus des autres et leur donnent tous les droits. Le pouvoir n’excuse ni l’arrogance, ni le mépris, ni le manque de respect.
Dire STOP, c’est aussi alléger son âme !
Car une âme libérée de ses chaînes peut enfin retrouver un peu de paix.
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