Ils l’avaient condamnée.
Pour avoir désobéi. Pour avoir refusé de se soumettre. Pour avoir osé disposer de son propre corps.
Ils avaient fait de sa liberté une faute, de sa beauté une tentation, et de sa nudité une honte.
Alors elle est revenue.
Seule.
Sans armure, sans vêtements, sans rien pour se protéger de leurs regards.
Elle s’est avancée jusqu’à l’autel, là où tant de voix avaient prétendu parler au nom du ciel.
Et elle leur a tourné le dos.
Non par mépris. Mais parce qu’elle n’avait plus rien à leur prouver.
Qu’ils regardent donc ce corps qu’ils avaient voulu couvrir de honte.
Qu’ils contemplent cette femme qu’ils avaient voulu briser.
Elle était toujours là.
Debout. Nue. Libre.
Ils avaient voulu faire de son corps la preuve de sa culpabilité.
Elle en avait fait le symbole de sa liberté.
Et pour la première fois, dans ce sanctuaire, ce n’était plus Lilith qui devait répondre de ses actes.
C’étaient ceux qui l’avaient condamnée.
© Nocturnal Oath • 2026
Au fil des échanges